lundi 6 février 2017

Au fond des bois

Au fond des bois est le nouveau thriller de Karin Slaughter sorti le 11 Janvier 2017 aux éditions Harper Collins.

Présentation de l'éditeur :
Lena est flic. Un soir, elle est sauvagement agressée à son domicile. Alors que son mari Jared est touché à la tête, elle perd le contrôle et, prise d’une rage meurtrière, tue tout aussi sauvagement l’un de ses agresseurs. Qui a tenté de les éliminer, et pour quelles raisons ? L’enquête commence, ardue et douloureuse. Ses ramifications rejoignent progressivement celles d’un autre dossier : l’investigation sous couverture menée par Will Trent pour localiser Big Whitey, un pédophile proxénète qui dirige un trafic d’héroïne depuis son repaire, au fond des bois…

Au fond des bois commence sur les chapeaux de roue avec une scène absolument flippante. Qui ne s'est jamais retrouvé seul chez soi et imaginé que des visiteurs entrent par effraction ? Pour le coup ils sont deux, Lena et Jared, mais le second est vite mis à terre pendant que la première se cache et essaie d'affronter ses assaillants tout en observant son mari s'éteindre à petit feu ... Le couple de policiers connaît l'horreur purement et simplement.

Qui a bien pu organiser cette attaque ? Et surtout, pourquoi ? Les premiers éléments de l'enquête nous entraînent dans le passé de Lena qui a connu et connaît encore des enquêtes périlleuses face à de véritables monstres. Mais au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire, on s'aperçoit que le lien entre les affaires en cours, les affaires passées et ce qui lui est arrivé n'est pas si évident.
Will Trent, personnage récurrent dans les romans de l'auteur, enquête sous couverture sur Big Whitey, une sorte de parrain fantôme qui a la main mise sur la ville et surtout sur le trafic de drogue. Personne ne sait qui est ce personnage et comment il arrive à rester cacher depuis autant de temps. Mais Will est un sacré flic qui ne manque pas de courage et de malice, et on peut lui faire confiance pour enquêter à fond sur le trafiquant mais également sur l'attaque de Lena et Jared.

Dans le nouveau roman de Karin Slaughter, auteur qu'on ne présente plus dans le monde du polar, on rencontre des personnages de toutes sortes : des personnages attachants tel que Will, agaçants telle que Lena, des personnages qui doutent et qui sont capables de changer d'humeur très rapidement à la vue d'un élément qui rappelle de mauvais souvenirs ... des personnages marqués pour la plupart, marqués par un passé triste et parfois violent.

Karin Slaughter n'épargne pas ses personnages et l'histoire s'en ressent avec beaucoup de sang qui coule et surtout une ambiance stressante qui ne s'apaise jamais. Elle ne lâche jamais son lecteur, ne le repose à aucun moment. Non, il faut qu'il vive l'histoire comme le vivent les différents protagonistes. Impossible de fermer l’œil, il faut avancer, chercher et comprendre. Karin Slaughter signe là un nouveau très bon thriller dont elle a le secret avec du suspense et une intrigue complexe et bien ficelée !

mercredi 18 janvier 2017

Révolution

Révolution est le nouveau roman de Sébastien Gendron publié le 03 Janvier 2017 aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
Debout au milieu d’un pont autoroutier, jambes légèrement écartées, corps dressé, bras droit le long de la hanche, bras gauche replié soutenu par une orthèse, Pandora Guaperal a un Glock 23 posé sur la tempe, chien relevé, balle wadcutter dans la chambre, index sur la queue de détente réglée à un kilo de pression, cran de sûreté en position on.
Face à elle, à la sortie du tunnel, un véhicule approche. Derrière lui, des milliers d’autres dont le seul horizon est la route des vacances.
Pandora est prête : la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête.


"Je m'appelle Pandora Guaperal, j'ai quarante-trois ans, et je sais pas 
pour vous, mais moi j'en ai marre !"  extrait du roman (p.177)

J'ai décidé de commencer mon billet par cette citation car elle me semble parfaite pour illustrer la nouvelle histoire tonitruante du (désolé pour le terme) déjanté Sébastien Gendron. L'auteur persiste et signe un nouveau roman à la fois drôle et dramatique avec des personnages totalement décalés plongés dans des situations encore plus invraisemblables.

Tout commence dans une agence interim tenue par un homme véreux. Le genre d'agence où tu vas en dernier, en cas d’extrême nécessité de recherche d'emploi. Si tu as été envoyé par cette agence, tu sais d'avance que le boulot qui t'attend n'est pas forcément ce qui était prévu au départ ...
C'est le cas pour nos deux personnages principaux. En effet, Pandora et Georges vont se retrouver dans une merde totale alors qu'ils voulaient juste bosser un peu. Leur haine envers le directeur de l'agence interim va les réunir et leur ras le bol face à cette société robot qui ne fait que consommer trop va leur donner une idée originale pour emmerder le monde ... et peut-être les faire réfléchir !

C'est comme cela qu'ils se retrouvent au milieu de l'autoroute avec un flingue posé sur la tempe de Pandora. Les conséquences de ce geste vont provoquer des bouchons interminables et la colère de beaucoup de vacanciers. Les scènes cocasses s'enchaînaient déjà depuis le début du roman mais là, à partir de ce moment complètement dingue, l'humour s'allie à la réflexion pour nous emporter dans un décor de cinéma façon Mel Brooks ou Monty Python comme le spécifie la quatrième de couverture.

Le personnage de Pandora Guaperal me fait penser à Perdita Durango, film de l'excellent Alex De La Iglesia. Même force de caractère, même âge, même sex-appeal, même envie de flinguer ! Un personnage fort et imprévisible qu'on est obligé d'admirer.
Je rajoute à la discographie du roman une chanson que j'écoutais quand j'étais adolescent et que je rêvais moi aussi à une révolution qui n'est jamais venue : It's time for a revolution ... ! C'est beaucoup moins bon que les Beatles ou les Clash mais c'est tout de même plus sympa que de faire tourner des serviettes ! 😆🎸

samedi 7 janvier 2017

Ne pleure pas

Ne pleure pas est le nouveau roman de Mary Kubica qui sortira en France le 11 Janvier 2017 aux éditions Harper Collins.

Présentation de l'éditeur :
Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther: celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…
Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans; il se laisse envoûter en toute innocence…

Roman à suspense, Ne pleure pas est dans la lignée des romans d'Harban Coben dans lesquels un personnage disparaît ou un autre ré-apparaît après plusieurs années. Certains de ces romans sont excellents, d'autres sont plutôt casse-gueules. Sans être excellent, j'ai trouvé celui-ci plutôt bon.

Deux narrateurs nous embarquent chacun dans leur histoire. L'une s'appelle Quinn et vît en colocation avec Esther et l'autre s'appelle Alex est vît avec son père alcoolique. Alors que la première s’inquiète de la disparation de sa colocataire, l'autre voit son cœur chavirer lorsqu'il croise une jeune femme. Cette dernière va lui paraître quelque peu étrange mais sa beauté excuse tous ses faits et gestes. Alex va suivre cette jeune femme qui semble attendre quelqu'un. Mais qui ? Quel homme pourrait bien faire patienter une telle femme ?

Quinn ne sait pas vers qui se tourner pour signaler la disparition d'Esther. La police ne peut rien pour le moment puisque la disparue est adulte et que Quinn vient seulement de constater son absence. Alors elle se met à fouiller dans les affaires de sa coloc' et tombe sur des photos et des lettres qui interrogent car Esther est toujours restée très discrète sur sa famille et son passé. Quinn décide d'enquêter avec son ami Ben et divers scénarii se bousculent dans leurs têtes. Dont certains sont dangereux ...

Mary Kubica prend son temps pour peaufiner ses personnages. Elle laisse tomber quelques gouttes d'indices l'une après l'autre et nous envoie dans plusieurs directions simultanément. On pense connaître le lien entre les deux histoires mais là encore, l'auteure se joue de nous. Le roman est un véritable page-turner qui se lit rapidement mais le dénouement sent tout de même le déjà-vu.

mercredi 4 janvier 2017

Swoosh

Swoosh est un roman noir de Lloyd Hefner publié aux éditions Tohubohu le 03 Janvier 2017.

Présentation de l'éditeur :
Elle fait des études d’économie à l’Université de New York et deale de la cocaïne pour payer ses études et ses fringues. Elle est Noire mais ça ne se voit pas.
Lui fait du culturisme et soigne son alimentation. Il est Noir, on ne voit que ça.
Elle disparaît comme les chats, il est aussi encombrant qu’un piano de concert. Elle dépense une énergie folle à ne pas sembler bizarre, il est inconscient de l’intérêt qu’il suscite. Ils n’ont pas beaucoup plus de vingt ans. Au début des années 90, à New York, ils veulent un présent qui ne ressemble pas au passé.

L'année commence très bien avec cette lecture sortie de nulle part, d'un autre temps. Swoosh est un roman coup de poing très noir qui ne laisse que très peu de place au bonheur et à une vie 'classique' où l'on vît heureux en couple avec animaux et enfants dans une belle et grande maison américaine. Non, là on est plus dans le domaine de la drogue, de la vengeance, des armes lourdes et du sexe.

Nous sommes dans les années 90 à New York et l'art dit 'underground' connaît un succès phénoménal. C'est dans ce milieu si particulier que vont plonger bien malgré eux nos deux personnages principaux ; Ike et son amie Sadie. Sadie est la narratrice de l'histoire, elle est une belle femme qui vend de la drogue pour se faire de l'argent. Ike veut devenir Mister Univers mais il lâche tout dès lors qu'il apprend le décès horrible de son frère.

Les deux jeunes personnages ne laissent présager aucun avenir serein. En plus, ils ont vraiment l'air de s'ennuyer ... ils ne trouvent du réconfort que lorsqu'ils sont ensemble écoutant un peu de musique ou regardant un navet à la télévision. Mais pourtant leur vie va prendre un autre tournant puisqu'ils décident d'enquêter sur la mort mystérieuse de Lafayette, le frère d'Ike.

C'est lors de cette enquête qu'ils vont découvrir les dessous de l'art des années 90. C'est finalement une véritable virée en enfer qu'ils vont vivre. Un enfer qui pourtant semble donner de l'intérêt à leur vie monotone. Au programme, de la violence, des armes, de la violence, du sexe et encore de la violence. L'auteur nous entraîne dans les bas-fonds du milieu artistique de New York, il nous guide dans les ténèbres les plus sales où le pognon a l'odeur du sang.
Le roman est excellent malgré l'excès de violence sur quelques chapitres. Il se veut réel et il fascine autant qu'il nous terrifie. Les pages vibrent au son de la musique omniprésente. Je le conseille vivement aux amateurs de roman noir, c'est une belle première pépite de l'année 2017 ! Un coup de cœur même !

samedi 17 décembre 2016

Reflex

Reflex est un roman de Maud Mayeras paru en octobre 2013 aux éditions Anne Carrière.

Présentation de l'éditeur :
« Chaque fois, le même phrasé trivial au bout du fil, les mêmes gorges calcinées, gavées de fumée jusqu’aux lèvres. Et, chaque fois, cette même question : Tu es disponible, Iris ? Je suis toujours disponible. »
Iris, photographe de l’Identité judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.
Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.
Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines. Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

Maud Mayeras est l'auteur d'Hématome, un premier roman très réussie qui avait été un coup de cœur pour moi lorsque je l'avais lu il y a déjà huit ans. J'ai profité de la sortie de Lux (paru aux mêmes éditions en octobre 2016) pour me procurer Reflex que je m'étais pourtant juré de lire à sa sortie ... Mieux vaut tard que jamais et grand bien m'en a pris puisque que son deuxième roman est totalement réussi.

Reflex nous plonge dans la détresse d'une mère qui a perdu son petit garçon. Celui-ci, avant d'être sauvagement assassiné, a été kidnappé dans son propre jardin alors que sa mère était dans la maison. Iris n'arrive pas à faire le deuil et son métier de photographe à l'identité judiciaire n'aide pas.

En parallèle, nous apprenons l'histoire d'Henry Witkin. L'auteur insiste bien sur le passé de sa mère et de sa grand-mère. On assiste d'ailleurs à de belles et tristes histoires qui nous expliquent le dur passé d'Henry. Pour mieux le comprendre, tenter de comprendre ses horribles actes car la nature humaine est bien complexe et ce genre de comportement n'est pas arrivé par hasard.

Le lien entre les deux histoires paraît bien simple, et pourtant ce n'est pas le cas. L'auteur réalise un tour de force en assouvissant petit à petit la soif du lecteur. Les théories se multiplient au fil de l'histoire mais la dernière partie va tout simplement les anéantir jusqu'au final époustouflant ... et terrifiant.
J'ai pris mon pied en dévorant ce roman. Maud Mayeras sait donnait vie à ses personnages, elle sait nous tromper en beauté, elle nous captive et nous tient à la gorge sans jamais nous lâcher. Elle sait décrire le Mal et la détresse. Reflex est l'une de mes meilleures lectures de l'année. Une histoire incroyable que l'on n'est pas prêt d'oublier ... Merci Maud !

samedi 3 décembre 2016

Goat Mountain

Goat Mountain est un roman de David Vann paru en Septembre 2014 aux éditions Gallmeister.

Présentation de l'éditeur :
Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.
Soutenu par une prose poétique, précise et obsédante, Goat Mountain est le nouveau roman provocant et visionnaire d’un auteur au sommet de son art. Ce livre ambitieux contient en son essence l’humanité tout entière.

Encore un nouveau roman de l'auteur de Sukkkwan Island dans ma bibliothèque alors même que son nouveau livre, Aquarium, vient de paraître en France. Et comme dans ses autres romans, David Vann continue de sonder au plus profond de l'âme des êtres humains et d'en ressortir des problèmes toujours liés à la famille. Goat Mountain s'inscrit dans un ensemble psychanalytique de l'écrivain qui continue de marquer ses romans par l'empreinte de son passé, de son vécu.

Son rapport avec son père d'abord qui aimait la chasse et qui apparaît dans le roman tantôt comme un homme rustre, tantôt comme un père aimant mais qui n'arrive jamais à offrir de la tendresse à son fils. Puis son rapport avec les armes à feu qu'il combat tant bien que mal aux USA. C'est avec une arme à feu d'ailleurs que son père s'est suicidé lorsque David Vann était adolescent.

La narration du roman se fait à la première personne par un enfant de onze ans qui part chasser avec son grand-père, son père et Tom, un ami de son père. On peut déjà y voir, avec l’absence d'une fratrie et de la mère, comme un nouveau face à face entre lui et son père. Deux témoins sont tout de même là et seront également témoins du meurtre accidentel que le jeune garçon va commettre.

Qui est le véritable assassin dans l'histoire ? L'inexpérimenté, immature, qui a appuyé sur la gâchette ou celui qui lui a mis un fusil dans les mains y voyant un rituel imbécile de passage à l'âge adulte ? C'est bien là qu'est la véritable question ; qui est en faute ?
Le roman suit son cours avec un cadavre à transporter et une décision à prendre pour chacun des personnages : doit-on se taire ? Doit-on prévenir la police ? Dois-je protéger mon fils ? Doit-on laisser l'enfant se débrouiller ? Doit-on le punir à la hauteur de ses actes ?

Goat Mountain se transforme en véritable enfer pour cet enfant qui voyait en ces adultes des exemples pour lui-même. Bien que le roman ait ses longueurs et soit étrangement calme, on ressent le stress subi par l'enfant qui devient de plus en plus intense au fil des pages. Le final explose enfin, comme d'habitude chez l'auteur, et nous laisse une petite marque qui restera gravée encore longtemps après la lecture.

lundi 21 novembre 2016

Pétronille

Pétronille est un roman de Nathalie Nothomb paru le 20 août 2014 aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Pétronille est une belle preuve d'amitié d'Amélie Nothomb pour la romancière Stéphanie Hochet. Pétronille et Amélie ont deux caractères opposés ; lorsque l'une brandit fièrement son poing gauche, l'autre s'offre un verre, voire une bouteille, de Moët & Chandon ou d'un tout autre grand champagne. Mais les contraires s'attirent et les deux femmes vont vite devenir inséparables tout en restant chacune un mystère pour l'autre.

Amélie fait la connaissance de Pétronille lors d'une séance de dédicace chez un libraire parisien. La rencontre est si particulière qu'Amélie est véritablement intriguée par ce personnage fort et hors du commun qu'est Pétronille. Depuis ce jour, les deux femmes partagent des coupes de champagne et commencent à partager une amitié qui grandit de jour en jour.

L'auteur agrémente son roman de nombreuses anecdotes bien amusantes avec son style si particulier dont elle a le secret. Si le roman avait été écrit par un autre écrivain, je l'aurais sans doute trouver ennuyeux mais la façon dont Amélie Nothomb raconte son histoire est tellement particulière qu'on arrive à se projeter dans les différentes scènes et à sourire à de nombreuses reprises. Pétronille est un roman frais qui se lit vite et qui m'a fait passer un bon moment !