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dimanche 13 décembre 2015

Docteur Sleep

Docteur Sleep est un roman horrifique du maître du genre, Stephen King.

Présentation de l'éditeur :
Depuis Shining, le petit Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi…

J'ai enfin pris le temps de lire le tant attendu Docteur Sleep, la suite du mythique Shining du même auteur. Tout le monde se demandait ce qu'étaient devenus le petit Danny et sa maman traumatisés par les événements vécus à l'Overlook, l'hôtel où son père est devenu gardien le temps d'un hiver et où il a légèrement pété les plombs aidé par des esprits malins. C'est chose enfin faite, Stephen King répond à ses fans.

Le petit Danny a bien grandi et ses démons le hantent toujours. Alors qu'il sombre petit à petit dans l'alcoolisme, ses rencontres vont l'aider à affronter cette dépendance et à emprisonner ces fantômes qui reviennent le voir jour et nuit. Toujours doté du Don, il arrive de plus en plus à le maîtriser.
Mais sa plus belle rencontre sera avec une jeune fille dotée elle aussi du Don. Il s'avère même que son Don est très puissant. Ils vont devoir s'associer pour se battre contre une espèce de gang semi humain qui ne se nourrit que des vapeurs du Don qu'ils trouvent chez des enfants.

Après la joie de retrouver le petit Danny, on est vite dépaysé puisque l'auteur n'utilise plus le huis clos mais commence même par une sorte de road book avant que son personnage ne se pose enfin dans une ville. Les personnages, comme bien souvent dans les romans de Stephen King, sont délicieux et il est donc très agréable de suivre leurs péripéties.
La bande du Nœud Vrai, les mangeurs de Don, ne m'a pas plus. Je ne m'attendais pas à ça et je dois dire que cette partie, la traque, m'a déçu. Par contre, j'ai vraiment apprécié l'évolution dans le temps du personnage d'Abra, la jeune fille. Docteur Sleep ne me restera pas en mémoire comme étant un chef d'oeuvre de Stephen King mais le roman reste tout de même une bonne suite de l'excellent Shining. Stephen King est un excellent conteur !

samedi 24 octobre 2015

Revival

Revival est le nouveau roman du maître de l'horreur Stephen King. Le roman est sorti en Octobre aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité. Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens... Et qu’il y a bien des façons de renaitre !
Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Pour ce nouveau roman, l'auteur se penche cette fois-ci sur le terme de revival ; la renaissance sous toutes ses formes mais également les spectacles qui fourmillent aux Etats-Unis. Un revival c'est un show religieux à l'américaine où une personne arrive à mettre en transe l'ensemble de son auditoire ou réalise des miracles. Mais le revival en tant que show n'est pas le thème principal ici. L'auteur nous montre qu'il existe bien des façons de revenir à la vie ...

Stephen King a ce don de donner vie à ses personnages, à nous les faire aimer, puis à nous faire douter d'eux. Ce roman n'échappe pas à la règle et ce sont deux personnages aux destins étroitement liés dont nous suivons les traces au fil de leur histoire ; Jamie Morton et le révérend Charles Jacobs.
Amérique profonde. Une petite ville nommée Harlow dans le Maine voit arriver un nouvel homme d'église. Jamie Morton, alors gamin, est le premier à rencontrer le révérend Jacobs. Il lui apparaît telle une ombre qui s'étend tout autour de lui comme pour prendre possession de lui. Ils ne le savent pas encore mais cette scène aura quelque chose de fort et de très représentatif dans leur relation.

Jamie Morton est le petit dernier d'une grande fratrie. Sa famille, comme la plupart du village, est très croyante. Mais après un incident qui va changer la vie et la vision de la vie du révérend Jacobs, Jamie et sa famille vont recevoir comme une malédiction. Les mots du révérend semblent résonner en eux et ne les lâchera pas.
Jamie devient alors un jeune homme plutôt normal, il aime la musique et les filles. Il aime tellement la musique qu'il va se lancer en tant que guitariste dans plusieurs groupes. Mais le monde de la musique a ses côtés sombres. Il faut peu de temps à Jamie pour devenir accroc à la drogue.
Charles Jacobs, lui, a une passion peu commune ; l'électricité. Plus il se lance dans des recherches, plus l'électricité lui révèle ses secrets et ses pouvoirs.

Entre fanatisme religieux, addiction et coups d'électricité, le lecteur se fascine assez facilement pour cette histoire. On ne sait pas où l'auteur veut nous amener, on ne sait pas à quel moment il va nous faire frémir mais on le suit tranquillement et sûrement. Les pages défilent et l'histoire des deux personnages nous passionnent.
Il rend un bel hommage à ces mystérieux écrivains qu'étaient Poe, Lovecraft ou encore Mary Shelley. Malheureusement, pour être honnête, je n'ai pas trouvé le roman vraiment terrifiant. J'ai adoré cette aventure très humaine, la façon dont l'auteur montre les forces et les faiblesses des êtres humains. Et comme le décrivait si bien Lovecraft dans ses romans, Stephen King nous laisse entrevoir que des forces maléfiques et inhumaines nous dirigent aussi bien dans la vie que dans la mort.

mardi 5 août 2014

Manhattan Carnage

Manhattan Carnage est un roman (autobiographique ?) d'Orcus Morrigan. On dit de l'auteur qu'il erre quelque part dans les bas-fonds de Manhattan. Personne ne connait son vrai nom. L'atelier Mosésu est la seule maison d'édition à oser publier ses romans violents et pervers. A noter que le roman a été traduit par Maxime Gillio, apparemment zombi-glotte.

Présentation de l'éditeur :
Où étiez-vous le matin du 11 septembre 2001, quand le premier Boeing a embrassé la Tour Nord du World Trade Center ?
Moi, je me souviens très bien. J’étais dans la Tour. Même que j’y suis mort.
Jusqu’à ce qu’on me ressuscite, quelques jours plus tard, pour une drôle de mission punitive. J’en connais certains en haut lieu qui ont du mouron à se faire…
Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte : les zombies existent, nous sommes parmi vous, nous avons soif de vengeance.
Et vu le nombre de salopards sur Terre, on a du pain sur la planche.
It’s slaughter time !

Présentation de la série Orcus Morrigan par l'éditeur :
Orcus Morrigan c’est votre nouvelle série underground,  c’est surtout une série unique en son genre, puisque le héros, qui est en même temps le romancier est un zombie…Oui, vous avez bien lu, un zombie, mais qu’est-ce exactement qu’un zombie d’ailleurs?
Un zombie est une personne ayant perdu toute forme d’humanité, ne réfléchissant pas, violent envers les êtres humains et dont le mal est terriblement contagieux. Un zombie est un mort-vivant.
FAUX
On nous ment depuis des années, rien à vois avec la culture haïtienne, un zombie c’est quelque chose de beaucoup plus terrifiant…
Découvrez Orcus MORRIGAN et comprenez tout!
Vous saurez enfin la vérité, à vos risques et périls.

Raconté à la première personne, Manhattan Carnage tente l'originalité et fait des zombies des êtres plutôt différents que ce dont on a l'habitude de voir. Conçus par l'esprit supérieur que l'on nomme chez nous Satan, ces monstres ont été ressuscités afin d'assouvir les désirs de leur nouveau maître. Orcus Morrigan est l'une de ces créatures. Après sa mort du 11 Septembre 2001, il se voit renaitre de ses cendres pour accomplir des missions dans le monde des vivants d'un genre plutôt gore et sanguinolent.

Manhattan Carnage est une histoire totalement fun et qui, au fil des pages, part dans des délires complètement fous. Aidé par François Villon et bien d'autres célèbres zombies, Orcus va tenter de changer la donne et d'être le premier zombie à défier le maître. Orcus n'est pas le genre de zombie à se promener dans les rues les jambes bringuebalantes et les bras en avant tout en grognant. Non, il réfléchit, se déplace avec fluidité et sait donner des coups là où ça fait mal. Heureusement car une partie de ses ennemis sont des ninjas surentrainés.

Attention, sang et perversion sont au programme. Quelques scènes sont excellentes et le roman se lit d'une traite sans problème. Bien sûr, il faut accrocher à l'idée et aimer le genre pour apprécier. Alors, avis aux amateurs, Orcus Morrigan est une nouvelle série qui commence plutôt fort !

mercredi 3 juillet 2013

La brume dans la maison

La brume dans la maison est un court roman de Renaud Ehrengardt publié aux éditions House Made Of Dawn.

Présentation de l'éditeur :
Un beau matin, Aaron Cobann se réveille d’un cauchemar terrible. Il ne le sait pas encore mais les jours qui suivront l’emmèneront à la recherche de son passé, étrangement flou et hors d’atteinte.
Est-il en train de sombrer dans la folie ou est-il la victime d’une mascarade qui le dépasse, orchestrée par ces personnages étranges qui viennent subitement orbiter autour de lui ?
Comme cette femme, atteinte d’un cancer incurable, et qui lui laissera comme seule et unique piste une montre ancienne affichant 13 heures.
Thriller psychologique et cauchemardesque, La Brume Dans La Maison vous plongera dans une ambiance poisseuse jusqu’à son dénouement, terrible et brutal.

Roman exclusivement au format numérique, La brume dans la maison peut s'acheter au maigre coût de 2,68 euros sur le site Amazon. L'occasion s'est représentée de sortir ma liseuse électronique. J'étais tellement content que j'ai lu le roman en une soirée.
Le fait de le lire sur ma liseuse n'est pas la seule explication à cet enthousiasme, le roman a les qualités nécessaires pour happer totalement son lecteur. C'est rythmé, angoissant et intriguant. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour me captiver.

La brume dans la maison, jolie métaphore en passant, est un texte emprunt de poésie, une sombre poésie rappelant l'univers des grands maîtres tels que Lovecraft ou encore Poe. Le style est plutôt agréable à lire malgré quelques tournures maladroites.
On est très vite pris par l'intrigue. On assiste au fur et à mesure à un gros pétage de plomb. On pense savoir assez rapidement la face cachée de l'histoire mais ... on reste tout de même prisonnier du brouillard qui trouble notre jugement trop hâtif.
 
Le roman se vit comme un jeu de piste avec quelques passages vraiment excellents. La brume dans la maison est un roman intéressant, je continuerai prochainement avec le premier texte de l'auteur qui semble tout aussi noir.

mardi 30 avril 2013

L'indicible et Dans l'abîme du temps

Je me suis pris d'une envie de lire des nouvelles l'autre jour et en cherchant un peu je suis tombé sur Lovecraft. J'avais déjà lu dans le passé et à plusieurs reprises des textes de cet auteur que j'avais beaucoup appréciés. Aussi, je me suis laissé tenter par L'indicible, une courte nouvelle de 16 pages seulement, et Dans l'abîme du temps, une nouvelle d'une centaine de pages, téléchargées (gratuitement et légalement) sur le site Ebooks libres et gratuits.

Petite présentation par l'éditeur de L'indicible :
Une nouvelle dont le titre servira à lui seul de présentation...

Comme nombre de ses nouvelles, L'indicible est narré à la première personne et se situe dans sa ville chère et imaginaire d'Arkham (oui comme l'asile de Batman) dans le Massachusetts. Cette fameuse et célèbre ville où se terre le terrifiant ouvrage tant recherché  : le Necronomicon.

Deux amis discutent sur la place de l'irréel dans le réel, de ce que l'on croit appartenir au paranormal. L'un essaie de convaincre l'autre de l'existence d'un être innommable. Il lui résume le contenu d'une nouvelle qu'il a écrite quelques temps auparavant au sujet d'un homme qui devint fou après s'être approché d'un peu trop près d'une maison abandonnée ...

Lovecraft décrit comme personne l'indescriptible et arrive comme toujours à faire monter la tension jusqu'à arriver à nous terroriser. L'indicible n'apporte pas grand chose à l'ensemble de sa bibliographie mais montre bien la patte de l'auteur concernant son approche de la peur et la création de son univers horrifique amplement décrit dans les textes du Mythe de Cthulhu.


Présentation de l'éditeur de Dans l'abîme du temps, l'un des plus grands textes de l'auteur :
L'humanité est aux prises avec des êtres surnaturels qui ont été les maîtres de la Terre bien avant l'apparition de l'homme et qui tentent de recouvrer leur suprématie.

Là encore, il est question d'Arkham, la ville où vit notre narrateur. Dès le départ il nous plonge dans l'effroi de son histoire, son témoignage poignant nous met mal à l'aise du début à la fin nous laissant coi par tant de frayeurs.

Habité pendant plusieurs années par un esprit venu d'une autre époque, le narrateur tente de déchiffrer les bribes de souvenirs qui lui reste une fois dépossédé. Il décrit alors l'évolution de la Grand-Race, son mode de vie, ses coutumes et même leurs aspects physiques. Il nous fait voyager dans le temps, aussi loin que possible dans le passé et bien loin également dans le futur. On voyage également en Australie où des fouilles vont peut-être apporter certaines réponses au professeur ou vont lui permettre de confirmer certains de ses cauchemars.

Je frémissais des mystères que le passé peut receler, et tremblais des menaces que peut apporter l'avenir.

Impressionnant la qualité et la légèreté du style de l'auteur. Mais là où l'auteur est remarquable c'est dans sa capacité à nous terroriser sans rien nous montrer, jouant parfaitement avec l'imagination de son lecteur.
Dans l'abîme du temps est un parfait exemple du côté exceptionnel de l'architecture dans l’œuvre de Lovecraft. Il met en scène également le type de personnage que l'on croise fréquemment dans ses textes, un homme hanté par ses cauchemars et motivé par ses peurs.

samedi 10 septembre 2011

Ennemis

Ennemis est le premier tome d'une série catastrophe et horrifique de Charlie Higson (également connu sous le nom de Charles Higson).

Présentation de l'éditeur :
Vous pensiez que vos parents seraient toujours là pour vous protéger ? Vous aviez tort...
A Londres, une étrange maladie a transformé les adultes en morts-vivants. Plus aucun endroit n'est sûr dans la ville pour les enfants. Des clans se forment comme celui du supermarché Waitrose mené par Arran. Un jour, quelqu'un vient les avertir de l'existence d'un autre abri à Buckingham Palace. C'est l'épreuve de la dernière chance. Les enfants traversent tout Londres pour fuir le danger.

Des enfants qui grandissent trop vite. Des enfants qui se posent des questions bien trop rapidement. Des enfants qui flirtent avec la mort et se battent pour survivre. Ennemis c'est un peu Les Goonies version slasher ou encore Le Village des damnés inversé.
De la même manière que Danny Boyle, Higson fait de Londres son terrain de jeu post-apocalyptique. Les zombies (ici nommés les croulants) trainent un peu partout, et surtout là où on ne les attend pas.

L'auteur met un point d'honneur à traiter l'évolution des relations entre les enfants. Et il met également l'accent sur l'évolution de leur vie commune, la création d'une nouvelle société avec les différentes alliances qui se contredisent. Ennemis est rempli d'éléments qui ne sont pas sans rappeler le chef d’œuvre de William Golding ; Sa majesté des mouches.

Roman pour adolescent à la base, certaines séquences sont tout de même assez dures et peuvent être aisément appréciées par un adulte. Deux trames principales se rejoignent ; l'une s'occupe du petit Sam perdu et errant dans la ville tandis que l'autre décrit le périple d'un groupe de gamins tentant de rejoindre un lieu qui promet d'être plus sûr.

Un texte riche en surprise ! Good job Charlie !

lundi 16 mai 2011

Psychose

Psychose est un roman d'horreur de l'écrivain Robert Bloch écrit en 1959. Connue principalement par la formidable caméra d'Alfred Hitchcock, l'histoire de Psychose revient dans une nouvelle édition proposée par Moisson Rouge. Petite originalité, l'ouvrage est préfacée par Stéphane Bourgoin qui nous donne beaucoup d'informations sur Ed Gein, le célèbre tueur en série qui a inspiré le personnage de Norman Bates.

Présentation :
Sa mère est folle. Norman le sait mais il l'aime trop pour l'envoyer à l'asile. Alors il se débarrasse des cadavres...
Marie vient de dérober 40 000 dollars à son patron. Partie retrouver son fiancé, elle s'arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire , un garçon à l'air timide, finit par accepter de lui donner une chambre. Épuisée par dix huit heures de route, elle décide de s'accorder une douche bien méritée...

Ô douce terreur psychotique, douce folie schizophrène, toi qui par ces quelques pages, ces quelques gouttes d'encre déposées sur le papier, as su effrayer le moindre de tes lecteurs. De cette plume presque innocente naquit le père des tueurs en série. Celui qui, pour le bonheur de tous les assoiffés littéraires, a engendré toute une flopée de tueurs sanguinaires et autres psychopathes ingénieux et cruels.
Norman Bates a le profil de Willard, un tueur aux allures de vieux garçon sage et frustré par une mère envahissante et castratrice. Mais il a également un côté Leatherface de Massacre à la tronçonneuse (qui s'inspire également de la vie d'Ed Gein) lorsque son esprit quitte toute rationalité. Norman Bates a offert à tous les tueurs en série de roman un peu de ses gènes, il est le mélange de tous les pervers et autres dangereux déséquilibrés qui peuplent notre bibliothèque. Il était donc normal que je succombe vite à la tentation de lire ce terrifiant roman.


Le panier dans le coffre arrière. Et le corps dans le panier. Le torse torturé et la tête sanglante.

Roman écrit à la fin des années 50, Psychose n'a pourtant pris aucune ride. Le personnage de Norman Bates reste vraiment intéressant et angoissant malgré tout ce qui a pu être écrit ou réalisé au grand écran depuis. On ressent avec lui la pulsion meurtrière monter et le délire psychologique prendre place dans sa tête.
Le récit est court et se lit vite. Impossible de décrocher tant on est happé par une force littéraire qui nous attire en plein cœur de l'histoire. Un chef d’œuvre à ne pas louper, profitez de cette nouvelle traduction pour revivre la fabuleuse et terrifiante histoire de Psychose !

Petit bonus pour le plaisir des yeux, la fameuse scène de la douche du film :

mardi 15 février 2011

Un blog trop mortel

Fleuve Noir lance cette année sa collection spéciale teenager nommée Territoires dont les premiers titres sortiront au mois d'avril. Rendez-vous donc le 7 Avril pour la sortie de Un blog trop mortel de Madeleine Roux, mais en attendant, laissez moi vous donner mon avis sur celui-ci.

Présentation de l'éditeur :
Les Infectés ont envahi le monde entier. Allison Hewitt est recluse et son seul contact avec le monde extérieur et les autres survivants du pays est son blog. Armée de sa hache, elle affronte le chaos et devient une combattante de choc, symbole d’espoir pour les derniers humains.

Pourvu d'un titre plutôt laid en version française, le roman se voit tout de même bénéficier d'une couverture plutôt attrayante qui parle d'elle même quant à l'orientation scénaristique. Le roman ne s'en cache pas, la collection est orientée d'ailleurs vers ce type de lectorat, il est clairement destiné aux jeunes lecteurs.
Bénéficiant d'une narration originale et moderne par le biais d'articles de blog, le récit est dans la lignée logique de l'évolution des arts modernes comme le cinéma. La façon dont sont exposés les faits rappelle les nombreux films tels que The Blair Witch Project, [REC] ou encore Cloverfield par la discontinuité de leur narration. En effet, le narrateur s'exprime de manière périodique via son blog et non de façon continue comme le font la plupart des romans.
Le thème des zombies n'est pas tout jeune mais revient régulièrement à la mode. Il a longtemps servi de diverses manières, parfois pour donner une atmosphère critique de la société (on pense notamment à Romero), parfois pour assouvir le manque de violence des spectateurs, ou encore, plus simplement, pour faire rire. Madeleine Roux décide de suivre la voix du mode de survie entre les humains avec un aspect de roman post-apocalyptique.

La principale originalité de l'histoire est bien sûr l'utilisation du blog Internet pour narrer les aventures de l'héroïne. Mais l'auteure pousse l'idée encore plus loin en affichant à chaque fin de chapitre les commentaires des autres survivants à travers le monde. Moyen efficace pour donner à son lecteur une vision plus générale du climat de terreur qui règne un peu partout.
L'humour constamment présent ne prend pas, le personnage qui parfois peut toucher est généralement agaçant. Malgré cela on peut dire que le cahier des charges est respecté. Cette petite comédie horrifique a tout pour plaire au lectorat visé.

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