vendredi 27 février 2015

Le sang de mon ennemi

Le sang de mon ennemi est le nouveau roman à suspense de James Patterson de nouveau en collaboration avec Michael Ledwige. Le roman est sorti en Janvier 2015 aux éditions L'Archipel.

Présentation de l'éditeur :
Manuel Perrine n’a peur de rien ni de personne. Puissant, charismatique et impitoyable, il abat ses rivaux avec l’aisance qu’il met à arborer des costumes de lin blanc griffés.
L’inspecteur Michael Bennett est le seul flic à avoir réussi à mettre Perrine derrière les barreaux. Mais, à présent qu’il est sorti de prison, celui-ci s’est juré de l’éliminer, lui et tous ceux qui lui sont chers.
Justement, Bennett et ses dix enfants adoptés vivent dans une ferme reculée en Californie, protégés par le FBI.
Bientôt Perrine lance une campagne de diffamation, visant les personnalités les plus connues du pays. Ne disposant d’aucun indice quant à l’endroit où pourrait se cacher Perrine, le FBI décide à faire appel à Bennett…

L'histoire peine à démarrer et quelques chapitres semblent s'incruster et paraissent vraiment inutiles. Les auteurs s'attardent sur certains des personnages mais sans vraiment réussir à en dégager une vraie profondeur. C'est le cas notamment de Mary Catherine, la nourrice des enfants de Michael Bennett, qui donne pourtant l'impression d'avoir un rôle important à jouer tant ils insistent sur son caractère.
Mais malgré cela, certaines scènes sont exaltantes. Les auteurs ont le don de vous plonger dans l'ambiance et de vous faire ressentir une bonne dose de stress et d'adrénaline. Et pour ce faire, ils ont créé un monstre sanguinaire qui est prêt à tout pour accomplir ses désirs. Manuel Perrine est un homme qui ne recule devant rien et qui n'a surtout pas peur de se battre contre le gouvernement américain et même les parrains de la pègre.

Le sang de mon ennemi est le premier roman de James Patterson que je lis et le sixième roman de la série des Michael Bennett. D'après ce que l'on peut trouver sur Internet, James Patterson est un écrivain qui marche bien ... et c'est peu de le dire : "En août 2012, le magazine américain Forbes le classe comme « écrivain le mieux payé au monde » avec 94 millions de $ de revenu annuel." (source wikipedia).
Le fait qu'il s'agisse d'une suite explique peut-être que je n'ai pas réussi à me raccrocher aux personnages et à éprouver une quelconque affection pour eux. Cependant je vous rassure, le roman peut être lu comme un one-shot.

Bien que le roman soit assez long à démarrer et contienne quelques longueurs, on y trouve quelques bonnes répliques et surtout des passages bien appréciables comme le final. Il manque peut-être un peu de suspense dans l'ensemble mais les fans du genre sauront sans aucun doute trouver ce qu'ils recherchent ; de l'adrénaline.

samedi 21 février 2015

L'étrange histoire de l'ours brun abattu dans les quartiers espagnols de Naples

L'étrange histoire de l'ours brun abattu dans les quartiers espagnols de Naples est un roman d'Antonio Menna qui paraîtra le 5 Mars 2015 aux éditions Liana Levi.

Présentation de l'éditeur :
Un scoop, la une... Tony Perduto en rêve. Trente-cinq ans, célibataire tendance pas de veine, il doit pour l’instant se contenter de jobs alimentaires et de piges insignifiantes dans la rubrique faits divers du journal local. Mais la chance pourrait bien tourner cette nuit de juin lorsqu’il sort de chez lui au petit matin pour tromper une insomnie. Il manque de trébucher sur un corps affalé en travers du macadam. Un ours. Abattu comme un mafieux en plein cœur des quartiers populaires. Cette fois, Tony tient son histoire. À condition qu’il parvienne à affronter les deux faces de Naples – bruyante et lumineuse en surface, secrète et sombre sous terre.
Ce roman d’ambiance, rythmé et plein d’humour, est aussi un hommage à Naples et à ses habitants.


Dans quelques jours sort ce nouveau roman italien à l'ambiance polar mais qui est surtout hilarant. J'ai tout de suite été happé par l'histoire et ses personnages décalés ; notamment le personnage de Tony Perduto, courageux et culotté mais parfois malchanceux. Pour s'en sortir, Tony réalise régulièrement quelques piges pour un journal local et donne des cours à un élève que l'on voit évoluer au fil des pages. Il vit seul mais deux femmes comptent ; sa mère, qui ne cesse de le faire culpabiliser car elle trouve que son fils ne l'appelle pas assez, et sa meilleure amie, qui s'avèrera être un atout majeur pour résoudre cette enquête.

Quelle enquête ? Car retrouver un animal mort dans une rue mérite t-il une enquête ? Non ... sauf s'il s'agit d'un ours ... et qu'il a été abattu en pleine rue dans les quartiers espagnols de Naples. Personne n'a rien entendu et c'est ce pauvre Tony qui le découvre le premier un matin très tôt.
Personne ne semble s'intéressait à cette histoire sauf les riverains qui s'étonnent. Mais lorsque Tony commence à remuer le merdier qui se cache derrière ce meurtre, tout le monde est aux abois ... journal, police et même les hautes sphères politiques se préoccupent enfin de ce qui est arrivé à ce pauvre animal qui n'avait rien à faire là. Quelques conclusions peu satisfaisantes commencent à apparaître pour clore ce dossier mais Tony est tenace et se lance, à ses risques et périls, dans une aventure peu ordinaire.

Avec à peine plus de 200 pages, le roman se dévore d'une traite. Le rythme ne s’essouffle jamais, les personnages sont attachants et certaines répliques sont vraiment drôles. J'ai passé un très bon moment de lecture et ne manquerait de continuer à lire Antonio Menna qui semble vouer un grand amour à cette ville de Naples dont certains quartiers sont tenus par une Camorra bien décryptée par l'auteur.

samedi 14 février 2015

L'affaire Cendrillon

L'affaire Cendrillon est le nouveau roman de Mary Higgins Clark associée pour l'occasion à Alafair Burke, la fille du grand James Lee Burke. Le roman est paru en novembre 2014 aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
Une ravissante étudiante, un petit ami suspect, un célèbre réalisateur d’Hollywood, des millionnaires, des stars du show-biz... et un meurtre jamais élucidé.
Quel meilleur scénario pour Suspicion, célèbre série de télé-réalité qui reconstitue des cold cases avec la participation des proches de la victime ? Encouragée par l’énorme succès de son émission pilote, la productrice Laurie Moran a choisi de s’attaquer à « L’Affaire Cendrillon » : l’assassinat de Susan Dempsey, une étudiante retrouvée près d’une somptueuse villa d’Hollywood… étrangement chaussée d’un seul escarpin.
L’émission pourrait bien faire exploser l’audimat. En braquant les projecteurs sur un coupable plus dangereux qu’on ne le pense…
Pour la première fois réunies, Mary Higgins Clark et Alafair Burke, la nouvelle star du polar et digne fille de son père James Lee Burke, donnent le meilleur d’elles-mêmes dans un suspense étonnant.

On m'a offert ce roman pour noël et j'ai été vraiment surpris d'être happé aussi vite par l'histoire. Dès le début j'ai aimé rencontré les personnages façonnés par les deux auteurs et me fondre dans le décor près d'eux. Juste un petit bémol sur le personnage milliardaire qui n'est vraiment pas crédible.
On pense assez rapidement à l'affaire du Dahlia Noir puisque L'affaire Cendrillon décrit le meurtre non élucidé d'une jeune actrice en devenir. Vingt ans après ce meurtre, la productrice Laurie Moran décide de relancer l'enquête avec son émission de téléréalité : Suspicion. Tous les proches de la victime sont appelés à participer à l'émission pour répondre à nouveau à des questions afin de tenter de résoudre une fois pour toute ce meurtre.

Mais des questions découlent parfois des confessions et des confusions. L'enquête s'avère être compliquée et très dangereuse. Le lecteur soupçonne chacun des protagonistes à tour de rôle ne sachant vraiment plus qui croire. Et surtout, quel peut être le mobile du meurtre ?
L'affaire Cendrillon est un roman intrigant et envoutant. Une fois en main, je n'ai pas pu le lâcher. J'ai été entièrement pris dans l'enquête. L'association de ces deux auteurs de talent est efficace et j'espère pouvoir relire un nouveau polar de ces quatre mains.

dimanche 8 février 2015

Que ta volonté soit faite

Que ta volonté soit faite est le nouveau roman de Maxime Chattam paru le mois dernier aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là…
Réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous ?

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

L'auteur, spécialiste du thriller, délaisse son genre le temps d'un roman pour venir marquer de sa plume le roman noir. Lui qui est constamment obnubilé par le Mal, sa naissance et sa croissance, il décide cette fois de se concentrer principalement sur un personnage semblant être marqué au fer rouge par le diable en personne plutôt que de nous amener dans une de ses enquêtes policières.
Le style change et il n'est pas surprenant de voir Maxime Chattam y être à l'aise. Ses thrillers sont déjà bien noirs. L'auteur façonne donc ses personnages avec beaucoup de précisions, les maltraitant au plus près du réel. Mais alors que l'on commence à s'attacher ou à détester l'un d'entre eux, il le laisse en second plan nous laissant totalement frustrés et nous empêchant à tout moment de savoir où il souhaite nous entrainer par la suite.

Le roman est dur. L'ambiance y est très sombre. Et tout cela est principalement dû à Jon Petersen. Né dans le sang de ses parents, il parait possédé par un quelconque démon comme si Dieu l'avait totalement abandonné. Jon n'a pas d'ami, il a même surtout des ennemis lorsqu'il est adolescent. Et c'est une suite de conséquences désastreuses qui vont faire ressortir la bête cachée en lui, le faisant devenir petit à petit un monstre violent et écœurant.
Riley, lui, est le fils de Jon. Alors qu'il voit un peu plus chaque jour le regard de sa mère se vider de toute humanité, il décide d'en savoir plus sur les activités plutôt louches de son père. Riley est tout le contraire de son père ce qui a le don d'agacer ce dernier ; il paraît doux, aime les animaux et est très sensible à la lente agonie de sa mère.
Forcément, le fait qu'un ange et un démon se retrouvent sur le même ring ne peut qu'être annonciateur d'évènements agités voire agressifs ... L'auteur nous offre d'ailleurs une scène très forte, d'une violence époustouflante.

Le roman se lit vraiment bien et l'auteur arrive nous captiver rapidement dans son histoire. Malheureusement j'ai trouvé qu'il n'allait pas assez loin avec certains de ses personnages les plus intéressants comme Jon et Riley Petersen. J'ai eu la sensation qu'il abandonnait ses personnages au moment où l'on voulait les suivre, en savoir encore plus sur eux.
J'ai également trouvé la fin assez décevante. Je n'ai pas été étonné mais plutôt déçu à la lecture du dénouement. Mais je ne doute pas que de nombreux lecteurs apprécieront cette petite subtilité littéraire.
Malgré cela j'ai trouvé très intéressant le passage de Maxime Chattam dans le roman noir et espère vraiment le revoir dans ce genre parce que j'ai senti qu'il pouvait aller loin avec ses personnages ; nous émouvoir et nous apeurer à la fois.

samedi 31 janvier 2015

Miettes de sang

Miettes de sang est le nouveau roman de Claire Favan paru le 21 Janvier 2015 aux éditions du Toucan Noir.

Présentation de l'éditeur :
Le lieutenant Dany Myers est officier de police dans une petite ville du Midwest américain. Son père y était commissaire et lorsqu’il a brutalement disparu, Dany a tout naturellement voulu prendre la relève. Mais cet « héritage » est encombrant et il est mal perçu de ses supérieurs. On lui confie plutôt les tâches subalternes et ses collègues gardent leurs distances.
Sa vie sentimentale n’est pas non plus une réussite, longue suite d’échecs et d’occasions manquées. C’est un homme seul et pessimiste.
Jusqu’à ce qu’il soit, par hasard, confronté à un bien étrange suicide que ses supérieurs veulent classer à tout prix et au plus vite.
Mais Dany a un défaut, il est têtu…

Deuxième roman que je lis de Claire Favan après le très bon Apnée Noire sorti l'an dernier. Cette fois nous rencontrons le lieutenant Dany Myers parachuté à son poste grâce à sa mère qui semble proche du maire de la ville. Le lieutenant Dany Myers n'est pas aimé de ses collègues ni de sa hiérarchie. Il est écrasé et son caractère effacé n'arrange rien. Même sa mère l'étouffe et se mêle de très près à sa vie professionnelle et sentimentale.
Vie sentimentale bien vide d'ailleurs ... il pourrait dire qu'il n'est pas puceau mais ce serait jouer sur les mots. Bien qu'il ait des vues depuis toujours sur la jolie serveuse, Beth, il n'arrive pas à engager ou continuer la conversation. Voici donc le portrait de notre héros. Il n'a pas les épaules pour l'être mais pourtant il va nous surprendre et nous allons apprendre à l'aimer.

Malgré qu'il soit maltraité par ses collègues et espionné par sa mère, Dany va s'accrocher et faire preuve d'un courage qu'on ne lui croyait pas capable dans le but de comprendre ces meurtres suivis du suicide d'anciens collègues de son père, anciennement capitaine de police. Et ce que le jeune lieutenant va découvrir en remuant le passé est tout simplement horrible.
Miettes de sang a ce côté addictif du page-turner. L'enquête est bien ficelée bien que j'ai eu des doutes assez rapidement qui se sont révélés avérés. En plus, Claire Favan nous offre un final détonnant et tout à fait en adéquation avec le reste du récit. Encore un très bon roman de cet auteur. Auteur à suivre de très près !

samedi 24 janvier 2015

Dernier jour sur terre

Dernier jour sur terre est un ouvrage de David Vann publié en septembre 2014 par Gallmeister.

Présentation de l'éditeur :
14 février 2008. Steve Kazmierczak, 27 ans, se rend armé à son université. Entre 15 h 04 et 15 h 07, il tue cinq personnes et en blesse dix-huit avant de se donner la mort. À 13 ans, David Vann reçoit en héritage les armes de son père, qui vient de mettre fin à ses jours. Quel itinéraire a suivi le premier avant de se faire l’auteur de ce massacre ? Quel parcours le second devra-t-il emprunter pour se libérer de cet héritage ? L’écrivain retrace ici  l’histoire de Kazmierczak, paria solitaire, comme tant d’autres. Comme lui par exemple qui, enfant, se consolait en imaginant supprimer ses voisins au Magnum.
 
Dans une mise en regard fascinante, l’auteur plonge dans la vie d’un tueur pour éclairer son propre passé, illuminant les coins obscurs de cette Amérique où l’on pallie ses faiblesses une arme à la main.
 
Dernier jour sur terre est à la fois une biographie de Steve Kazmierczak, tueur de masse à l'université Northern Illinois University, et une autobiographie qui permet à l'auteur de faire le parallèle entre son histoire et celle de Steve et de montrer au lecteur que la frontière entre les deux est assez mince. En apprenant quelques anecdotes sur la vie de David Vann, le lecteur peut également comprendre comment sont nés certains de ses romans et plus particulièrement Sukwann Island et Goat Mountain.

Après le suicide de mon père, j'ai hérité de toutes ses armes à feu. J'avais treize ans.

Steve a toujours eu de lourds problèmes psychiatriques mais il était un jeune homme intelligent et sensible. Malheureusement il a arrêté de nombreuses fois de prendre ses traitements et parfois la rechute était compliquée. Il s'est réfugié dans l'armée mais a vite été suspendu pour avoir caché son passé médical.
Il fait tout son possible pour étudier et ça fonctionne. Ses professeurs l'apprécient et il obtient même un Dean's Award. Il a l'air d'être un ami fidèle et sincère même si beaucoup le trouve 'étrange'. En effet, il a des sautes d'humeur assez fréquentes qui cachent en fait des troubles bipolaires.

personne ne signale qu'il puisse un jour risquer d'être un danger pour lui-même ou pour autrui, ils se contentent de le larguer là, comme le fait toujours l'armée

Dernier jour sur terre, The Last Day On Earth en anglais - référence à la chanson de Marilyn Manson écoutée et appréciée par Steve -, est, en plus de relater la vie de deux personnes, un brûlot envers l'Amérique.
L'Amérique des armes. L'Amérique qui autorise, voire incite les gens à acheter et porter des armes sur eux. L'Amérique qui a déjà connu plusieurs tueurs de masse et qui continue à laisser l'accès "libre" aux américains de se procurer des armes. Pour se défendre évidemment.
David Vann n'épargne pas non plus les médias que l'on voit assoiffés tels des vampires par les interviews et les détails croustillants sans en vérifier la véracité.

Acheter un Glock 19, quelques chargeurs supplémentaires, entrer dans une salle de classe et tirer sur les gens. Nous n'avons encore rien mis en place pour empêcher quelqu'un de commettre un tel acte. C'est un droit américain.
 
Passer du passé de David Vann à l'histoire de Steve à chaque nouveau chapitre perturbe et montre jusqu'à quel point leurs histoires sont proches. Bien qu'il n'ait aucun problème psychiatrique, David Vann était à la limite de craquer et d'appuyer sur la gâchette. Le choc du suicide de son père l'a fragilisé psychologiquement et l'héritage qu'il a reçu de celui-ci n'était vraiment pas des plus appropriés pour un adolescent.
Dernier jour sur terre est passionnant par son analyse et l'enquête qui a été menée sur Steve Kazmierczak. David Vann signe un nouvel ouvrage bouleversant, vivement que je lise Goat Mountain.
 
je vois des panneaux  en bordure de route qui affirment : LES ARMES SAUVENT DES VIES

lundi 12 janvier 2015

Peur sur le vatican

Peur sur le Vatican est un roman à suspense de Jean-Louis Baroux aux éditions L'Archipel.

Présentation de l'éditeur :
Avril 1945 : Himmler fait immerger une caisse de lingots d’or dans un lac suisse et donne ordre que les témoins de l’opération soient exécutés. Goering, de son côté, a fait inscrire les coordonnées du lieu dans un coin de la Transfiguration, le célèbre tableau de Raphaël. Mais le secret a également été transmis à un certain Dorf par l’un des seuls survivants de l’opération.
Plus de soixante ans après les faits, des néo-nazis vivant en Argentine décident de remettre la main sur le trésor. A la tête d’un gang, un ex-pilote de ligne et militant catholique intégriste prend en otage les dirigeants des plus grandes compagnies aériennes mondiales réunies au Cannes Aircraft Forum. Il menace de précipiter l’avion bourré d’explosifs et ses passagers sur le Saint-Siège si ses exigences ne sont pas satisfaites…
De Berlin en ruines aux ors du Vatican, un thriller courant sur six décennies qui met en scène les réseaux de l’Opus Dei et les combats à coup de milliards auxquels se livrent aujourd’hui les dirigeants des grandes compagnies aériennes.

Bien que le titre fasse penser à une série B ou un nanar sans scénario, le roman est pourtant plutôt bon. Certes je lui ai trouvé quelques défauts mais certains passages sont de qualité. Notamment dans la première partie qui nous relate certains faits de la seconde guerre mondiale sur les trésors cachés des nazis. Cette partie est passionnante et instructive. Autant sur la quantité des trésors que sur la relation entre les différents dirigeants SS.

Par contre, la seconde partie est moins entrainante alors que, pourtant, elle devrait l'être plus avec la prise d'otages spectaculaire. On devrait être pris aux tripes suite aux évènements mais malheureusement la sauce ne prend pas vraiment. Et je pense que cela est dû à des personnages peu convaincants. Aucun d'entre eux, si ce n'est le grand père ex-nazi, ne m'a touché. Je n'ai pas réussi une seule fois à me projeter dans l'histoire et donc à vivre pleinement l'aventure.

Malgré cela le roman se lit bien du début à la fin et les précisions et connaissances sur le domaine aérien sont captivantes. A savoir que l'auteur est un expert en la matière : il "fonde en 1983 Air Promotion Group qui deviendra le leader français dans la représentation de compagnies aériennes. En 1991, il crée APG Global Associates, premier réseau mondial de services commerciaux pour le transport aérien." (source L'Archipel)

Le sujet traité - la prise d'otage - de mon premier roman de la nouvelle année n'est pas sans rappeler les évènements catastrophiques et inhumains de ces derniers jours. Continuons de lire et d'écrire, laissons parler notre imagination, c'est l'une des meilleures armes pour savoir se forger une opinion et pour lutter contre l'inculture. Je salue Charlie pour son talent, son audace, son humour et sa liberté d'expression.