mardi 4 novembre 2008

Berceuse

Berceuse est un roman de Chuck Palahniuk ; le créateur du célèbre Fight Club.

Présentation de l'éditeur :
Quoi de plus inoffensif pour s'endormir qu'une berceuse tendrement lue le soir ? Rien à voir avec la mort subite du nourrisson, génératrice des pires angoisses des parents penchés sur le souffle nocturne du nouveau-né. Le journaliste Carl Streator y verrait pourtant comme un lien, un je-ne-sais-quoi d'inexpliqué. Il y aurait un livre qui tue. Une comptine mortelle. En plein cœur des Etats-Unis. Un recueil pour enfants constitué de poèmes... Carl Streator en parle à son patron, lui en lit un extrait... et le voit s'affaisser devant lui pour ne plus se réveiller. L'enquête peut commencer. Combien de livres en circulation dans le pays ? Combien le savent et pour quel usage ? Quel pouvoir absolu pour celui qui en aura l'ultime possession !... Un livre de Palahniuk ne se résume pas, c'est déjanté, subversif et incroyablement lucide.

Lire du Palahniuk est une expérience. Ça ne ressemble qu'à du Palahniuk. Il vous entraine dans ses délires sans pour autant perdre pied. Bercé d'humour noir et de fantastique, le lecteur participe à un road-movie (road-book ?) sur papier dans lequel il va parcourir de multiples bibliothèques et librairies à la recherche de recueils de comptines pour enfant où est placé malencontreusement la chanson d'élimination.

Et moi je compte 1, je compte 2, je compte 3 ...

Carl Streator est journaliste et enquête sur une série de meurtres inexpliqués ; des bébés morts sans raison apparente. Ses recherches vont l'amener à croiser le chemin de l'étrange Helen Hoover Boyle ; agent immobilière un peu particulière ... En effet, à l'aide de fantômes et de maléfices, elles terrorisent les nouveaux propriétaires pour qu'ils quittent leur chaumière afin de pouvoir la revendre à de nouvelles victimes. Carl ne mettra pas longtemps à se rendre compte que son enquête est rapport à un sortilège.

Peut-être que les humains sont simplement les alligators de compagnie que Dieu a virés dans les toilettes d'un coup de chasse.

Mona est l'assistante d'Helen, Oyster son impitoyable petit-ami. Tous ensemble ils vont se mettre à la recherche de recueils pour enfant dont l'une des berceuses est mortelle. A la simple pensée ou prononciation des quelques vers de l'envoûtement, la personne visée meurt instantanément. Mais le plus important, reste à retrouver le fameux grimoire d'où est sortie cette berceuse. C'est sans compter les réelles motivations de chacun ...

Et voici Big Brother qui chante et qui danse pour que je ne me mette pas à trop penser pour mon propre bien.

Trahison, possession, humour noir, destin nihiliste ... Chuck raconte son histoire à base de fantastique mais parle de la vie, la vraie ; celle où l'esprit de l'Homme est possédé par de pompeux discours politiques, de publicités abrutissantes et d'émission pervers tel Big Brother pour vous faire marcher dans leur rang ... la consommation en masse ! Carl ... pour Karl Marx ? ... le célèbre philosophe et théoricien considéré justement comme nihiliste par l'aristocratie russe ...

C'est juste ma génération qui essaie de détruire la culture existante en propageant sa propre contagion.

Tantôt passionnant par ses allusions et ses métaphores, tantôt légèrement ennuyeux, mon avis concernant ce roman est mitigé. J'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose aux personnages pour les rendre plus attachants ... ou plus maléfiques encore. Néanmoins je viens de découvrir un auteur très imaginatif.

Note : 14/20

2 commentaires:

Fabien a dit…

J'ai découvert Palahniuk avec Fight Club (Pas très orignal j'avoue...;-) ) Et je dois avouer que le pitch de départ me donne envie de découvrir ce roman

MiKa ... a dit…

Bonjour Fabien et merci pour ton commentaire. :-)
Je pense que je vais continuer à lire du Palahniuk (notamment Fight Club) car c'est vraiment spécial comme style ... complètement barré !
Ce roman vaut (à mon avis) plus le coup pour son discours que pour sa trame.
Bonne lecture.