vendredi 7 décembre 2012

Le Cercle

Le Cercle est le deuxième roman policier de Bernard Minier.

Présentation de l'éditeur :
Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, pré­ci­pi­tent le com­man­dant Martin Servaz dans une enquête dan­ge­reuse, la plus per­son­nelle de sa vie.

Un pro­fes­seur de civi­li­sa­tion anti­que assas­siné, un éleveur de chiens dévoré par ses ani­maux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville uni­ver­si­taire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réu­nis­sant l’élite de la région ?
Confronté à un uni­vers ter­ri­fiant de per­ver­sité, Servaz va rou­vrir d’ancien­nes et ter­ri­bles bles­su­res et faire l’appren­tis­sage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Suite de son premier roman, Glacé, qui a fait parlé de lui dans toute la sphère des amateurs de polar, Le Cercle étonne dès les premières pages par sa capacité à happer le lecteur. Avec ses allures de Rivières Pourpres de Jean-Christophe Grangé, le roman se voit bénéficier d'un scénario solide et totalement efficace.
Comment ce roman peut-il se démarquer des autres ?  Eh bien c'est un roman extrêmement soigné, l'auteur l'a écrit avec beaucoup de passion et son style est excellent. Il raconte son histoire de façon à nous surprendre tout du long et fournit des personnages vraiment intéressants.

L'intrigue m'a tout de suite séduit. Le premier meurtre d'abord, et surtout sa mystérieuse mise en scène qui nous fera cogiter tout du long de l'histoire pour trouver une cohérence à toute cette théâtralisation. Et puis viennent dans l'ordre le personnage du commissaire Servaz, hanté par de violents démons du passé et surtout se sentant traqué par un tueur en fuite, les autres personnages énigmatiques qui peuplent les rues de Marsac, professeurs, élèves ou encore politiciens, et cette façon de nous mener en bateau en offrant la perspective de plusieurs solutions à l'enquête.

On s'attache aux personnages. On vit les scènes avec eux, c'est réellement troublant.
Le Cercle est une aventure à vous faire frémir de longues heures sur un rythme endiablé. Une histoire passionnante de bout en bout. Le Cercle est un polar réussi à tout point de vue.

vendredi 23 novembre 2012

Le Démon

Le Démon est la huitième enquête de l'irlandais Jack Taylor, célèbre personnage de Ken Bruen.

Présentation de l'éditeur :
Pauvre Jack Taylor ! Lui qui pensait prendre un nouveau départ aux États-Unis, il s’est fait refouler par la police des frontières et l’avion a décollé sans lui… Il renoue alors une idylle désabusée avec l’Irlande, son pays, dont les vieux démons ont été réveillés par la crise.
Carburant au cocktail Xanax-Guiness-Jameson, Jack s’engage dans une affaire diabolique : des cadavres martyrisés selon un rituel satanique font surface dans les rues de Galway. Surtout, il ne cesse de croiser la route d’un mystérieux Mr K., sans jamais réussir à le cerner…
Avec l’aide de ses fidèles acolytes – Stewart, le dealeur zen repenti, Ridge Ni Iomaire, la fliquette lesbienne, et le père Malachy –, Jack Taylor s’engage dans un combat contre le mal qui redonne du piment à sa vie.

Quelle claque ! Du grand Ken Bruen, encore.
Quel meilleur ennemi pour Jack Taylor qu'un véritable démon, pas son propre démon mais une incarnation du mal. On ne sait d'ailleurs pas s'il faut suivre les traces de l'enquêteur telles qu'elles le sont décrites ou bien s'il nous emmène avec lui dans ses délires d'alcoolique anxieux et dépendant au Xanax.
Les faits sont là. L'homme, ou ce qui paraît en être un, vient d'arriver à Galway en Irlande. Un homme énigmatique aux airs de gentleman. Au même moment se produisent d'horribles meurtres et tout porte à croire que notre enquêteur irlandais y est relié. Partout où Jack Taylor passe, l'ombre du Diable semble le suivre.

Et depuis qu'il a été viré de la Garda pour son goût un peu trop prononcé pour l'alcool, il ne s'est pas fait que des amis. Mais ses rares et fidèles amis seront, bien heureusement, là pour le soutenir dans cette nouvelle aventure. A leur frais ...
Fidèle à lui-même, Jack Taylor ne va pas se laisser démonter par cette nouvelle ordure qui ose se jouer de lui tout en parcourant les rues de sa petite ville. Son sens de la répartie, son humour et ses méthodes propres à lui sont toujours au rendez-vous. Pas de crainte à avoir, notre Jack Taylor, celui qu'on a appris à aimer aux fils des épisodes, est bel et bien présent, au meilleur de sa forme. Et pour notre plus grand plaisir !

La narration bien particulière de Ken Bruen ne change pas et continue de m'émerveiller. Le Démon est impossible à lâcher lorsque l'on a osé y jeter un œil. Un vrai régal, un cocktail ensanglanté noyé dans un mélange de whisky et de Guiness. Une claque donc ...

dimanche 18 novembre 2012

Dreamland

Dreamland est un thriller fantastique de Brad Coleman, édité par Kyklos Editions.

Présentation de l'éditeur :
Dans les plaines arides et surchauffées du Nevada, Myriam McGregor, journaliste d'investigation au Los Angeles Times, va apprendre à ses dépens qu'il vaut mieux ne pas s'approcher de la Zone 51.
Depuis des années, le physicien Jack Wise travaille dans les installations les plus secrètes et les mieux gardées au monde de Dreamland. Ayant découvert le secret de l'antigravitation, il reçoit un message d'outre-espace lui enjoignant, preuves à l'appui, de révéler l'existence d'une civilisation extraterrestre.
Une course contre la montre va s'engager pour la journaliste et le scientifique, aidés par un indien Hopi aux étranges pouvoirs et un agent du Mossad. Traqués par les services secrets, manipulés par les agences gouvernementales, ils n'auront de cesse de prouver que la vérité est ici !

Brad Coleman signe avec Dreamland un thriller fantastique à portée humaniste, plongeant le lecteur au cœur de l'ufologie. Mais l'humanité est-elle prête à accepter des révélations qui bouleverseraient sa vision de l'Univers ? 

Définir Dreamland comme un roman fantastique est un peu léger car bien qu'il se base sur des phénomènes surréalistes, il a la particularité d'être très réaliste. Ce qui est plutôt troublant. L'auteur se base sur des faits totalement réels et une documentation très précise. Il demande juste à son lecteur d'ouvrir un peu son esprit et de se laisser emporter dans une histoire totalement fantastique dans tous les sens du terme.

Qui ne s'est jamais demandé ce que cachait la célèbre Zone 51 ? Fréquemment présent dans le monde de l'audiovisuel (dans X-Files par exemple), cette base militaire ne cesse d'intriguer le monde entier. Les fanatiques d'Ufologie et autres curieux du paranormal en tout genre se donnent à cœur joie dans les spéculations de tout type.
Dreamland est une vision personnelle de l'auteur de ce qui se trame dans cette base, et cette vision est quelque peu inquiétante et saisissante. Les nombreuses références à de réels documents intensifient le doute que l'on peut ressentir au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.

Dreamland se lit d'une traite. Le roman est passionnant et ne manque jamais de rythme. La façon dont l'auteur amène son histoire est bien pensée, les éléments du surnaturel s'imbriquent parfaitement dans le réel. Les personnages sont également intéressants et je dois avouer ma préférence pour le scientifique et son histoire personnelle.
Alors, envie de rêver un peu ? De bouleverser vos opinions ? Et tout cela dans une ambiance proche d'un film d'espionnage. Dreamland devrait plaire à un large public car c'est un roman réussi et qui réveille notre soif de curiosité.

mardi 13 novembre 2012

Une place à prendre

Une Place à prendre est le nouveau roman de la mère d'Harry Potter, la très célèbre J.K. Rowling.

Présentation de l'éditeur :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de mœurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Impossible d'ouvrir ce roman sans penser ne serait-ce qu'un instant au plus célèbre des magiciens de notre époque et à son monde fantastique où vivent d'extraordinaires créatures. L'ombre d'Harry Potter plane le temps d'un instant. Un instant seulement puisque le lecteur est de suite happé par cette nouvelle histoire.
Il serait inutile de comparer Une place à prendre à la saga Harry Potter tellement le style des romans est différent. Pourtant j'ai été stupéfait par la façon dont l'auteur a réussi à créer et décrire un lieu proche du féérique. Pagford est un petit village où tout le monde semble se connaître, où les rumeurs vont bon train et qui semble si loin des tracas des grandes villes. Et pourtant ...

Alors que le village est noyé dans son train train quotidien, Barry Fairbrother décède sèchement faisant l'effet d'une pierre que l'on jette violemment dans un lac paisible. Née alors une véritable psychose qui va dévaster ou plutôt diviser la ville. De vieilles rancœurs ressurgissent, les coups bas se multiplient et l'ambition personnelle prend le dessus sur les besoins sociaux de la ville.
Dans la peine que provoque cette subite mort, les habitants de Pagford réagissent tous différemment. Certains sont tristes bien entendu, mais d'autres feignent un semblant de peine et jubilent devant cette nouvelle place à prendre au Conseil paroissial. Cette place qui devient une obsession pour tous.

Après avoir présenté ses personnages, J.K. Rowling installe tranquillement son lecteur dans son nouvel univers d'un réalisme fou. L'auteur sait trouver les mots pour nous interpeller et pour instaurer un climat tendu qui donnera un grand final empreint à la fois de noirceur et d'espoir.
L'ensemble du roman donne l'impression d'un "roman-réalité", en comparaison à la télé-réalité, où les personnages sont enfermés dans un lieu clos et tentent de vivre en communauté malgré leurs différences. Véritable roman politique, Une place à prendre est une approche romancée de l'accès au pouvoir avec ses coups fourrés, ses beaux discours et ses mensonges.
En conclusion, J.K. Rowling a parfaitement réussi son virage littéraire et ne finit pas de montrer ses talents de conteuse.

Ma note : 18 / 20


mercredi 24 octobre 2012

ATOM[KA]

ATOM[KA] est le nouveau roman de Franck Thilliez, auteur de polar qu'on ne présente plus !

Présentation de l'éditeur :
Entre le moment ou s'arrête la vie et celui ou commence la mort il existe une frontière. Certains l'ont explorée...À quelques jours de Noël une affaire d'envergure démarre pour Lucie Hennebelle et Franck Sharko, policiers dans la fameuse section criminelle du 36, quai des Orfèvres. Christophe Gamblin, journaliste de faits divers, est retrouvé mort de froid, enfermé dans son congélateur. Sa collègue est amie a disparu, alors qu'elle enquêtait sur un dossier explosif dont personne ne connaît le contenu. Sa seule trace est son identité griffonnée sur un papier détenu par un enfant errant très malade, aux organes déjà vieillissants. En parallèle, une ancienne affaire de femmes enlevées refait surface : des victimes jetées vivantes mais inconscientes dans des lacs quasi gelés, et secourues in extremis grâce à des coups de fil mystérieux à la police.
Tandis que l'enquête s'accélère, Sharko est confronté à de vieux démons. Une ombre évolue dans son sillage, jouant avec lui de manière dangereuse. Un duel secret et cruel s'engage alors, détruisant le flic à petit feu...

Nouvelle aventure pour les deux enquêteurs fétiches de l'auteur, Lucie Hennebelle et son conjoint le commissaire Franck Sharko. Après leurs premières aventures qui ont eu des conséquences désastreuses dans leurs vies (lire Le Syndrome [E] et GATACA) mais qui ont su les rapprocher, nous retrouvons ces deux personnages face à de nombreux meurtres mystérieusement liés.
ATOM[KA] est une nouvelle énigme scientifique et de loin la meilleure des trois. Comme à son habitude l'auteur sait nous happer du début à la fin. Le rythme ne fait que s'accélérer pour ne jamais s'arrêter. Le couple d'enquêteurs doit faire face à deux enquêtes parallèles dont l'une vise directement ce pauvre commissaire Sharko déjà tant secoué par le passé.

La nature est devenue très agressive, et soyez assurés qu'elle n'aura plus aucune pitié envers l'homme.

Mais la jeune flic n'est pas sans avoir son lot de problème dans cette histoire. Elle va devoir également affronter son passé, vivre avec ses propres démons qui continuent chaque jour à la hanter. Mais malgré tout elle fait tout son possible pour aller de l'avant. Lucie est telle qu'on l'a toujours connu dans ses aventures, une femme forte qui ne se laisse pas abattre et qui n'hésite pas à foncer tête la première dans les embrouilles.

La relation entre les deux personnages ne m'a toujours pas convaincu, les quelques passages consacrés exclusivement à leur liaison m'ont paru un peu fade et convenus. Mais cela n'empêche pas la qualité générale du roman. L'intrigue est superbement ficelée et ne manque pas de rebondissements. Recette impeccable pour un thriller de haut niveau.
Il est remarquable de voir à quel point Franck Thilliez s'est documenté pour faire de son roman une enquête ingénieuse et fascinante qui amène à se poser bien des questions ...

samedi 13 octobre 2012

Noir Karma

Noir Karma est un roman de l'islandais Stefan Mani, déjà connu pour son Noir Océan qui m'avait totalement ébranlé. A noter le site de son traducteur en France : Eric Boury.

Présentation de l'éditeur :
Bienvenue dans les bas-fonds de Reykjavík, là où le soleil ne brille jamais! Suivez les aventures malheureuses de Stefán! À peine débarqué de sa cambrousse, notre jeune bouseux commence péniblement à gagner sa vie dans un club mal famé de la capitale islandaise. Heureusement pour lui, les malfrats qui gèrent les lieux découvrent ses talents de conducteur et l'enrôlent dans leur bande. Au programme : vols de voitures de luxe, extorsions de fonds, prostitution, deal de substances illicites. Tout y passe... Pour Stefán, c'est la grande vie qui commence. Du moins le croit-il... Mais quand ses boss décident de partir en guerre contre une bande adverse, c'est une violence sans retenue qui s'abat sur Reykjavík. Tandis que les morts se ramassent à la pelle et que tous sont à la recherche d'un kilo de cocaïne mystérieusement disparu, notre héros commence à regretter ses décisions et à se dire que tout va beaucoup trop vite. Hélas, Stefán est pris jusqu'au cou dans ce fatal engrenage, et il est des choix qu'il faut assumer, jusqu'au bout s'il le faut...

J'en ai mis du temps à le lire et à venir en faire la chronique ... et pourtant c'est un véritable coup de cœur ! Je me suis délecté de chaque phrase, chaque mot du roman. Noir Karma est un roman dur, violent, une sorte de rencontre entre Il était une fois en Amérique, Scarface et La cité de Dieu, avec un décor froid islandais qui vous agresse sans relâche.

Une multitude de questions restées sans réponses furent enfermées dans le coffre noir de l'oubli, lui-même scellé par le ciment de la confiance et enterré sous une épaisse chape de silence.

La pègre est un univers qui a fait couler des litres d'encre et user des tonnes de pellicule. Comme dans Le Parrain, on voit une véritable micro société se créer, s'organiser en marge de notre société. Une micro-société gérée par des lois basées principalement par le respect ; le respect du parrain, du mentor, celui qui mène la barque.
Et comme dans les films traitant de ce sujet, on retrouve de nombreux personnages qui ont chacun leur importance, représentant à leur façon une pierre à l'édifice final. Ils sont choyés par leur auteur, possédant chacun leur propre histoire, leurs particularités et sont touchant chacun à leur manière. On se plait à pénétrer dans leur univers et à partager de nombreux moments bercés par l’adrénaline.

Tu vois... J'ai l'impression de ne pas être sur le bon chemin ...

Le personnage de Stefan est un peu niais, le genre de gars sorti de sa campagne qui découvre les bas-fonds de la capitale et qui donne une confiance aveugle dans le premier voyou venu. Stefan commence à trouver sa place au fur et à mesure dans ce milieu dangereux mais il commence également à douter, à ne pas partager la même vision des choses que ses camarades.

La détonation rida le calme de la nuit, telle une pierre balancée dans un lac aux eaux immobiles, et résonna un long moment entre les montagnes avant de s'évanouir.

A l'heure où le polar scandinave secoue le monde littéraire, Stefan Mani est comme un pavé qu'on jette dans la mare, se différenciant des autres et apportant un souffle nouveau et totalement original aux romans du genre. Noir Karma est un cocktail Molotov dont on sort époustouflé et séduit par cette histoire peu ordinaire.

dimanche 16 septembre 2012

Jamais sans toi

Jamais sans toi est un roman de Lisa Scottoline.

Présentation de l'éditeur :
Nouvelle arrivée dans une petite ville de Virginie, Rose McKenna est confrontée au pire le jour où elle sauve sa fille Melly des flammes d’un incendie qui ravage  son école.
Vous avez du sang sur les mains !  On lui reproche de ne pas avoir fait ce qu’il fallait.
Sauver d’autres élèves ou revenir en arrière pour chercher son enfant ?  Qu’auriez-vous fait à sa place ? Auriez-vous risqué de sacrifier votre enfant ?
Pourtant, une jeune enseignante, Kristen Canton, semble la soutenir. Mais celle-ci quitte mystérieusement son poste et disparaît totalement, sans laisser d’adresse.
Derrière les querelles de cour d’école, le déchainement de la presse, et les demandes de dommages et intérêts qui se profilent, attaquée en justice, Rose décide d’y voir plus clair. Et si la disparition de Kristen était liée à quelquechose d’autre ?
C’est une véritable enquête que Rose doit mener, au risque de fragiliser son couple pourtant si solide. Et si Kristen cachait des mensonges, et si Rose, elle-aussi, n’avait  pas tout dit de son passé… même à son propre mari..?

Jamais sans toi est un thriller américain doté d'une intrigue forte en intensité. On est pris dans l'engrenage dès le début, on vit l'histoire avec les principaux personnages et on a du mal à lâcher le roman.

Rose McKenna est mère de deux enfants dont la petite Melly. Alors qu'elle surveillait la cantine de l'école de sa fille, une explosion survient et la jeune mère va être en proie à des choix difficiles mais surtout elle va devoir les faire rapidement.
Harry Potter et la petite Melly ont un point commun, une marque de naissance imposante sur leur visage. Maltraités dans le monde des moldus, l'un se réfugie dans un univers fantastique, l'autre se cache de ses camarades pour ne pas subir leurs moqueries. La jeune Melly va connaître l'horreur d'un incendie violent et dévastateur.
Mais personne n'aurait pu soupçonner que quelque chose d'autre se tramer derrière cet incendie. Le passé de Rose ressurgit subitement alors qu'une jeune professeur de l'école semble se cacher derrière un terrible secret.

Le rythme est là et on est vraiment happé par l'histoire. Malheureusement le roman sonne un peu trop à l''américaine', où "tout est bien qui finit bien". On cherche à être bousculé et surpris mais le chemin prit par la maman transformée en enquêtrice semble être toujours le bon ...

Chargé en émotion, ce roman ne manque pas d'émoustiller son lecteur. Les mots sont bien choisis et font partagés un ensemble de sentiments contradictoires. Mais le dernier quart du roman m'a un peu gâché la lecture. Je suis un peu las de ce type de final ... dommage !