lundi 9 juin 2008

Stigmate

Stigmate est le deuxième volet de la trilogie "Les Voies de l'ombre" écrite par Jérôme Camut et Nathalie Hug. Ce roman est la suite de Prédation.

Présentation de l'éditeur :
Quand les victimes d'un monstre fascinant et obscène se lancent sur les traces du prédateur qui a dévasté leur vie, elles ignorent qu'elle n'auront pour seules issues que la fuite, la mort ou... les voies de l'ombre.
"J'ai de l'amour pour mes chiens d'attaque. Certains il a fallu les tabasser, d'autres pas. il n'y a pas de règles. C'est ça l'extraordinaire chimie de la nature humaine. C'est passionnant. Approche-toi, ami voyeur. Et n'aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d'un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j'offre ma réflexion à la multitude.
Kurtz."
Jérôme Camut et Nathalie Hug replongent en plein cauchemar les principaux personnages de Prédation.


Les auteurs poursuivent leur effroyable et passionnante aventure mettant en scène Olivier Lavergne, alias Kurtz, Rufus, l'ex flic qui a su retrouver la trace du premier personnage, et, Thomas et Andréas, deux anciennes victimes. Ce second tome est différent du premier car il décrit une traque alors que le précédent roman nous jetait directement dans les griffes de Kurtz. Nous étions prisonniers et essayions de nous échapper avec les personnages alors qu'ici nous suivons les précédentes victimes pour tenter de se venger de ce psychopathe. Aussi, au lieu de décrire le passé de Kurtz, les écrivains innovent en nous dévoilant quelques passages de l'autobiographie de ce personnage. Le lecteur peut ainsi connaître certaines pensées intimes, voire philosophiques, de ce dernier.

Thomas Davron a pardonné à Kurtz; celui qui l'avait injustement fait condamner quelques temps plus tôt. Il ressent le besoin de voir Rufus, l'homme qui l'a sauvé en le sortant de prison. Il se met alors à sa recherche mais s'aperçoit vite, grâce à l'aide du commissaire à la retraite Adrien Béranger, que Rufus est prisonnier de Kurtz.

Michèle Marieck doit fuir. Ce qu'il vient de se passer chez elle annonce le retour de Kurtz. Partie avec quelques papiers importants laissés par son mari, Michèle souhaite tuer l'homme qui a détruit leur vie ... à elle et son mari. Ces documents nous permettent de découvrir l'implication d'un homme très riche avec les activités de Kurtz.

Andréas Darblay est hanté par ce qu'il a vécu. Dans le premier opus, il a été kidnappé et utilisé par Kurtz afin de commettre certains crimes. Sa fille, Clara, s'était évadée du château dans lequel elle était détenue. A présent, la vie de famille se passe mal. Ils n'arrivent pas à discuter de ce qu'ils ont vécu. De plus, Andréas devient violent. Il décide alors de se faire interner quelques temps dans un hôpital psychiatrique, avant de finalement partir sur les traces de Kurtz. Il ressent à la fois de la haine et de l'affection pour son ancien ravisseur. De la haine pour ce qu'il lui a fait subir, et de l'affection car il ressent le besoin d'être à son contact. Assistons-nous à un exemple du syndrome de Stockholm ? Il faudra attendre les dernières pages pour le savoir.

La fin est sublime. Le lecteur pense que les rôles s'inversent mais c'est sans compter sur l'incroyable don qu'a Kurtz de manipuler les personnages. Nous assistons à un triple duel en huis clos : Kurtz-Rufus, Kurtz-Andréas et Andréas-Rufus. J'ai trouvé ce roman un peu en dessous du premier opus mais le final annonce une excellente conclusion à la trilogie : Instinct.

Note : 16/20

mercredi 4 juin 2008

Modus Operandi

Modus operandi est le premier roman de Marin Ledun. Il a d'ailleurs été élu Plume 2007 du premier roman.

Présentation de l'éditeur :
Cette ville pue la mort, marmonne l’inspecteur Éric Darrieux, adossé
à la portière de sa vieille Peugeot.
Tu m’entends, Grenoble ?
La mort par tous tes trous !
Plus de quarante ans que je roule
pour toi. Quarante ans que j’use
mes semelles dans tes rues
et tes escaliers en or gris.
Et que m’as-tu donné en échange ?
M.L.

Marginal opiniâtre et alcoolique invétéré, Éric Darrieux enquête
sur des disparitions d’enfants à Grenoble. Témoins fuyants, preuves confuses… À travers les brouillards de l’alcool, il poursuit un passé tourmenté dans les méandres de la mémoire urbaine.

Eric Darrieux est un inspecteur de police un peu (beaucoup) porté sur la bouteille. Il est revenu sur Grenoble pour enquêter sur l'étrange disparition de trois adolescents. Il aurait pu s'agir d'une fugue mais chaque enfant a disparu à très peu de jours d'intervalle. De plus, un gamin affirme avoir vu traîner près de l'école un homme mystérieux, dégarni et portant un manteau beige. Eric penche pour la thèse de l'enlèvement. Surtout que le quartier a déjà connu une histoire de pédophilie il y a plusieurs années de cela.

Lors de cette enquête, Eric va devoir se battre, dans tous les sens du terme, contre les habitants du quartier, certains flics apparemment ripoux mais surtout contre ses vieux démons qui refont surface. Heureusement, Catherine est là pour l'aider. Elle est médecin légiste et lui donne quotidiennement une dose de morphine afin de calmer une douleur au dos. D'autres personnages vont apparaître lors de l'enquête : le professeur d'anglais des enfants qui donnait des cours particuliers à chacun d'entre eux, Grégory Thiel qui est le propriétaire des caves où se déroulent d'illégales transactions et certains agents de police cachant leur jeu.

La narration est originale. Tantôt victime, tantôt psychopathe et le plus souvent spectateur des actes d'Eric, le lecteur se voit décrire la situation de différents points de vue. Et lorsque ces récits se recoupent, on se rend compte que l'écrivain nous a mené en bateau depuis le début. Que cache la disparition de ces trois enfants ? Qui est le véritable coupable ? Et qui croire ? Marin Ledun signe là un très bon premier roman.

Note : 16/20

jeudi 29 mai 2008

Disparu à jamais

Je continue avec Coben pour essayer de me réconcilier avec l'auteur. Mélangez la multitude de personnages de Juste un regard avec l'intrigue de Ne le dis à personne et vous obtiendrez le très bon Disparu à jamais d'Harlan Coben.

Présentation de l'éditeur :
Comment faire face à une révélation surprenante et à une disparition inattendue en 48 heures ? Ce sont pourtant deux événements importants qui arrivent en même temps dans la vie de Will Klein lorsqu'il devra retrouver son frère Ken et sa fiancée Sheila Rogers. "Il est vivant", a murmuré la mère de Will, sur son lit de mort, à propos de Ken, disparu onze ans plus tôt, après avoir été accusé du viol et du meurtre de leur voisine Julie Miller. Le choc est terrible pour Will qui découvre une photo de son frère datant de quelques mois. Convaincu de son innocence, il a compris et accepté sa fuite depuis longtemps.
Au lendemain de l'enterrement de sa mère, Sheila disparaît en laissant un mot : "Je t'aimerai toujours." Stupéfait, il appelle son ami Carrex, ex-délinquant, devenu professeur de yoga, pour l'aider à rechercher les deux personnes qu'il aime le plus au monde. Mais il affrontera sur son chemin la fourberie d'un agent du FBI, plutôt trouble ainsi que la perversité, la violence et la pure méchanceté de deux anciens amis de son frère, sans parler du troublant passé de Sheila. En quoi leurs histoires sont-elles liées ? Le "gentil Willy" sera-t-il prêt à regarder en arrière en prenant le risque de ne pas aimer ce qu'il y trouvera ?

Will et Sheila forment un couple aux apparences heureuses et sans histoire. Jusqu'au jour où la mère de Will décède après lui avoir annoncé que son frère Ken est toujours en vie. Sa compagne, pour d'obscures raisons, décide alors de s'évanouir dans la nature en ne laissant qu'un simple mot où est inscrit : "Je t'aimerai toujours. S". C'est ainsi que commence l'enquête pour Will et son ami Carrex.

Durant l'investigation, Will va faire la connaissance de Katy Miller, la sœur de Julie retrouvée assassinée onze ans plus tôt. Ken serait le principal suspect de ce meurtre. Est-ce pour cela qu'il a fuit pendant toutes ces années ? Trop simple pour du Coben. L'écrivain nous emmène avec son roman dans une incroyable conspiration dont on apprend qu'à la toute dernière page la vérité.

John Asselta, alias le Spectre, est un impitoyable tueur sur commande et est embauché par McGuane, le parrain de la Mafia, le roi de la drogue. Le FBI veut la tête de ce dernier et va devoir ruser pour cela. Ils vont donc eux aussi se servir de Will pour atteindre leur but. Tout le monde en veut après ce dernier alors que celui-ci ne comprend rien à l'affaire.

Harlan Coben signe là un superbe roman à suspense dont les rebondissements ne cessent d'ajouter du suspense à l'intrigue principale. J'ai beaucoup aimé ce livre car chaque personnage a son lot de secrets qui permet de reconstruire pièce par pièce le puzzle de leur vie.

Note : 16/20

dimanche 25 mai 2008

Balle de match

Balle de match est le second roman de Harlan Coben dont le personnage Myron Bolitar est le héros. Le hasard a fait que j'ai choisi de lire ce roman pendant Roland Garros. Simple coïncidence !

Présentation de l'éditeur :
Myron Bolitar ! Y en a pas deux comme lui. D'agent du FBI à agent sportif, la reconversion aurait dû être facile. Erreur. Son nouveau job n'est pas de tout repos non plus. Même le tennis peut s'avérer dangereux : toutes les balles ne sont pas amorties et certaines sont mortelles... C'est le cas pour Valérie Simpson, ex-star de la raquette, frappée en plein coeur au milieu des milliers de spectateurs de l'US Open. Myron devrait se contenter de la version officielle : "balle perdue". Sauf que la veille, Valérie a tenté de le joindre. A peine sortie d'un hôpital psychiatrique, que voulait-elle lui dire ? Et c'est reparti ! Avec son vieux pote Win, dandy sans peur et sans scrupules, Myron monte au filet. Or, quand on a pour adversaires la Mafia et un sénateur ripou, le jeu est décisif...

Myron Bolitar est l'agent sportif d'une star montante du tennis masculin : Duane Richwood. Ce dernier figure dans le tableau final de l'US Open et compte bien remporter le titre. Son sponsor, Nike, en serait tellement ravi. Alors que Myron et son ami Win assistaient à un des matchs de leur poulain, un coup de feu détonne dans l'enceinte du stade New Yorkais. La victime ? Valérie Simpson, une ex pro tentant de faire son come back. Elle était d'ailleurs sur le point de signer avec Myron. Coup dur pour ce dernier qui s'entête à rechercher le coupable.

Une longue enquête commence alors et fait ressurgir de terribles évènements du passé. La mort d'Alexander Cross, fils du sénateur flirtant avec la mafia et petit ami de Valérie. Simple coïncidence ? Myron n'y croit pas. Chaque personnage est interrogé : les parents de Valérie, le sénateur, la famille du prétendu tueur d'Alexander, la psychologue de Valérie ... Ces interrogatoires vont entrainer de vives inquiétudes auprès de plusieurs personnes qui ne manqueront pas d'intimider Myron et son compagnon.

Malheureusement la fin se pressent assez facilement. Il n'est pas difficile de faire le rapprochement entre certains personnages et de trouver qui se cache derrière certains d'entre eux. Le romancier fait preuve d'humour tout au long de son histoire mais je trouve qu'il fait perdre de la crédibilité à son personnage. Malgré tout, certaines répliques sont vraiment amusantes. Un sympathique récit mais qui ne m'a pas convaincu. Une déception après avoir lu Juste un regard du même auteur.

Note : 13/20

lundi 19 mai 2008

Hématome

Hématome est le premier roman de Maud Mayeras.

Présentation de l'éditeur :
Dans une chambre d’hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée.
À son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu’on l’a agressée, puis violée.
Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l’a agressée alors qu’elle
attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ?
Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d’elle…

Emma se réveille dans une chambre d'hôpital après un court séjour passé dans le coma. A son réveil, elle ne se souvient de rien. Ni qui elle est, ni de son passé. Elle est amnésique. Heureusement, son petit ami Karter est là. Il va prendre soin d'elle.

Petit à petit, Emma va reconstruire son passé dans sa mémoire. Des bribes de ce qu'elle a vécu apparaissent sous forme de flash et sans prévenir. Elle va ainsi découvrir la vie très dure qu'a subit l'ancienne Emma : inceste, viol, drogue ... un cocktail douloureux refait surface. Mais Karter ne lui dit pas tout, elle en est persuadée. Qui est ce mystérieux Trax qu'elle associe à son tatouage (de grandes ailes dans son dos) ? Pourquoi n'a t-elle pas revu son père depuis des années ? Comment est mort son petit frère Thomas ? Et pourquoi sa mère s'est-elle suicidée ?

Tout à un sens. Tout semble se relier petit à petit pour former au final un terrible secret. Le roman est riche en rebondissement. Emma se retrouve, malgré elle, embarquée dans une histoire sordide et parfaitement calculée. Saura t-elle déjouer les plans de ceux qui lui veulent du mal ?

La particularité de cet ouvrage est que la narration est faite par la victime elle-même; ce qui est de plus en plus rare je trouve. L'écriture de Maud se lit avec plaisir. Elle arrive à concevoir un doux texte avec des mots crus et violents. Encore un auteur à suivre de très près !

"La victime reproduit en mode passif ce qu'elle a subi en mode actif."
Note : 17/20

lundi 12 mai 2008

L'œil de Caine

L'œil de Caine est le premier roman de Patrick Bauwen.

Présentation de l'éditeur :
Tout le monde cache quelque chose.
Votre voisin, votre femme, votre ami...
Et si vous pouviez tout savoir ?
Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes ?
Comme dans « L’œil de Caine »,
un reality show qui fascine l’Amérique.
Dix candidats, dix secrets.
Des gens comme vous et moi.
Enfin comme vous surtout.
Parce que moi, je ne suis pas au programme : je suis l’invité surprise. Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n’est prévu.
Dans mon jeu sanglant.
Mon propre mystère.

Hazel Caine est une productrice fortunée aux Etats-Unis. Son émission, L'œil de Caine, permet aux spectateurs d'observer 10 candidats (5 hommes, 5 femmes) ayant chacun un secret. Le dernier de ces concurrents restant à la fin touche une somme d'argent colossale. Thomas Lincoln fait parti de ces personnes. Ainsi que Karen Walch, son ex femme et fille du célèbre psychiatre qui lui a jadis permis de devenir médecin ... mais qui l'a aussi radié de l'ordre des médecins. L'oeil de Caine est un peu comme une véritable psychanalyse pour Tom; il arrive peu à peu à faire la paix avec son passé qui ne cesse de le rattraper.

L'émission aurait pu bien se passer si un psychopathe n'avait pas dans l'idée de les capturer et de jouer à la télé réalité à sa manière. Réveillés au milieu du désert, les dix participants vont devoir subir les attaques de ce mystérieux kidnappeur sous les yeux de diverses caméras installées dans tout le village.

L'écrivain est issu de la génération TV et ne prive donc pas son roman des multiples références cinématographiques (Se7en, The Game, Identity ...), télévisuelles (Big Brother, Secret Story ...) et musicales qui l'ont marqué. Arnaque ou chef d'œuvre ? Pour moi, c'est un chef d'œuvre. Bauwen a réussi à tenir son intrigue jusqu'au bout sans dévoiler le moindre indice. Le roman ne manque pas d'aventure et de rebondissements. Il maîtrise parfaitement chacun des personnages et ne tombe pas dans le piège du fouillis ... tout a un sens, personne n'est là au hasard.

Voir l'excellente interview de l'auteur par Nico du site Polars Pourpres.
Note : 18/20

lundi 5 mai 2008

L'âme du mal

L'âme du mal est le premier opus de la Trilogie du Mal de Maxime Chattam.

Présentation de l'éditeur :
Pas plus que sa jeune acolyte, l'inspecteur profileur Brolin ne pense que les sérial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit, identique : un même rituel horrible. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de le cerner et de prévoir ses crimes, devenir un monstre soi-même, tels sont les moindres risques de son métier. On dit au FBI qu'il s'en faudrait d'un rien pour qu'un bon profileur aille rejoindre la galerie de ses pires clients. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?

Joshua Brolin est un inspecteur de Police spécialisé dans le profiling. Après avoir travaillé quelques temps au FBI, il décide de quitter la paperasse pour s'orienter vers le terrain. Il rejoint donc un commissariat de Portland.

L'inspecteur Brolin est sur les trousses d'un tueur en série; Leland Beaumont ou aussi surnommé Le Bourreau de Portland pour ses meurtres atroces. Juliette a failli en payer les frais d'ailleurs ... Il s'en est fallu de peu pour qu'elle se fasse trancher le corps par ce psychopathe. Heureusement, Joshua est arrivé à temps et a tué ce dernier d'une balle dans la tête.

Un an après. Juliette reprend contact avec le jeune inspecteur. Des meurtres sont commis en utilisant l'horrible rituel de Leland Beaumont : de l'acide sur le visage et des membres découpés. Pourquoi ? Que cache le visage des victimes ? Pourquoi certaines victimes se voient séparées de leurs bras, et d'autres de leurs jambes ? Et surtout, pourquoi uniquement des femmes ?

Ces meurtres ont-ils des connotations sexuelles ? Un rituel satanique ? Tout porte à croire que le "nouveau" tueur est un spécialiste des ouvrages ésotériques et qu'il suit le cheminement de l'histoire de La Divine Comédie de Dante Alighieri. Les policiers et la jeune étudiante en psychologie, Juliette, vont devoir faire preuve de patience pour que le tueur commette une erreur ... s'il en commet une. Tout est précis et calculé dans ces rituels. A t-on affaire à un seul tueur ou à toute une secte satanique ?

Maxime Chattam a fait des études de criminologie. C'est ce qui va apporter au roman ce côté très précis, très documenté. Mais l'auteur va un peu loin et ne cesse de nous bombarder d'explications et de définitions, si bien que le roman, pourtant rythmé, souffre à mon goût de quelques longueurs parfois inutiles. Néanmoins, l'écrivain nous prépare une terrible intrigue qu'il dénoue peu à peu en expédiant le lecteur sur de fausses pistes. J'ai aussi ressenti que Maxime avait de nombreuses références aussi bien littéraires que filmiques comme Se7en, Hannibal, Lovecraft ou encore les vieux films d'horreur qui ont hanté notre enfance ...

Note : 15/20