Présentation de l'éditeur :
Quand les victimes d'un monstre fascinant et obscène se lancent sur les traces du prédateur qui a dévasté leur vie, elles ignorent qu'elle n'auront pour seules issues que la fuite, la mort ou... les voies de l'ombre.
"J'ai de l'amour pour mes chiens d'attaque. Certains il a fallu les tabasser, d'autres pas. il n'y a pas de règles. C'est ça l'extraordinaire chimie de la nature humaine. C'est passionnant. Approche-toi, ami voyeur. Et n'aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d'un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j'offre ma réflexion à la multitude.
Kurtz."
Jérôme Camut et Nathalie Hug replongent en plein cauchemar les principaux personnages de Prédation.
Les auteurs poursuivent leur effroyable et passionnante aventure mettant en scène Olivier Lavergne, alias Kurtz, Rufus, l'ex flic qui a su retrouver la trace du premier personnage, et, Thomas et Andréas, deux anciennes victimes. Ce second tome est différent du premier car il décrit une traque alors que le précédent roman nous jetait directement dans les griffes de Kurtz. Nous étions prisonniers et essayions de nous échapper avec les personnages alors qu'ici nous suivons les précédentes victimes pour tenter de se venger de ce psychopathe. Aussi, au lieu de décrire le passé de Kurtz, les écrivains innovent en nous dévoilant quelques passages de l'autobiographie de ce personnage. Le lecteur peut ainsi connaître certaines pensées intimes, voire philosophiques, de ce dernier.
Thomas Davron a pardonné à Kurtz; celui qui l'avait injustement fait condamner quelques temps plus tôt. Il ressent le besoin de voir Rufus, l'homme qui l'a sauvé en le sortant de prison. Il se met alors à sa recherche mais s'aperçoit vite, grâce à l'aide du commissaire à la retraite Adrien Béranger, que Rufus est prisonnier de Kurtz.
Michèle Marieck doit fuir. Ce qu'il vient de se passer chez elle annonce le retour de Kurtz. Partie avec quelques papiers importants laissés par son mari, Michèle souhaite tuer l'homme qui a détruit leur vie ... à elle et son mari. Ces documents nous permettent de découvrir l'implication d'un homme très riche avec les activités de Kurtz.
Andréas Darblay est hanté par ce qu'il a vécu. Dans le premier opus, il a été kidnappé et utilisé par Kurtz afin de commettre certains crimes. Sa fille, Clara, s'était évadée du château dans lequel elle était détenue. A présent, la vie de famille se passe mal. Ils n'arrivent pas à discuter de ce qu'ils ont vécu. De plus, Andréas devient violent. Il décide alors de se faire interner quelques temps dans un hôpital psychiatrique, avant de finalement partir sur les traces de Kurtz. Il ressent à la fois de la haine et de l'affection pour son ancien ravisseur. De la haine pour ce qu'il lui a fait subir, et de l'affection car il ressent le besoin d'être à son contact. Assistons-nous à un exemple du syndrome de Stockholm ? Il faudra attendre les dernières pages pour le savoir.
La fin est sublime. Le lecteur pense que les rôles s'inversent mais c'est sans compter sur l'incroyable don qu'a Kurtz de manipuler les personnages. Nous assistons à un triple duel en huis clos : Kurtz-Rufus, Kurtz-Andréas et Andréas-Rufus. J'ai trouvé ce roman un peu en dessous du premier opus mais le final annonce une excellente conclusion à la trilogie : Instinct.
Note : 16/20